Thaïs au Liban


thais

J'écris... dans "ma chambre de Baalbek", comme le dit Samar, une libanaise qui travaille à l'école comme pédagogue et psychologue, incroyablement gentille, intelligente, belle et avec qui je me sens libre de parler de tout... de politique, de religion, de la question palestinienne, de ma vie personnelle et quotidienne en France, même si elle est chiite et moi catholique. L'échange est incroyablement enrichissant. Passionnant. Vivifiant et casse de nombreuses idées reçues. Me rappelle pourquoi je suis là.

Mais remontons un peu plus loin. Ce n'est pas dans un trip "autobiographique" que j'écris ces quelques lignes.

Juste parce que j'ai envie d'expliquer une des raisons pour lesquelles je suis aujourd'hui au Liban et pas au Burkina Fasso ou au Pérou... L'origine d'un projet au Liban ne date pas d'hier. Plus justement, je dirais que ce pays me tend les bras depuis ma septième année.Parce qu'à sept ans, j'ai rencontré Sr Marie Kerrouze, une soeur qui chante dans le monde, accompagnée d'oud et d'autres instruments de moyen orient, des chants Maronites. Parce qu'à sept ans, j'ai eu l'occasion de vive une magnifique soirée à Lyon avec elle et ses musiciens. Et que depuis, je suis amoureuse de la musique arabe, en particulier celle d'Israël et du Liban.

Puis à 11 ans, j'ai rencontré une jeune fille qui compte parmi les plus importantes de ma vie, dont la maman est libanaise. Et que même si elle ne connait pas le Liban, j'ai découvert avec elle la joie de la cuisine libanaise. De l'accueil libanais, des cafés dégustés sur le balcon, des kaak Marmoul partagés lors de la semaine de Pâques, de l'esprit de famille comme ciment de la vie.

Puis le Valdocco, l'actualité, le scoutisme, les rencontres de volontaires lors des WE du MSJ (mouvemen salésien des jeunes)... la curiosité, l'envie de comprendre comment marche le monde, l'envie de découvrir plus la région qui fait la une de nos journaux tous les jours et les pratiques religieuses qui heurtent parfois notre vie quotidienne, l'envie de découvrir une culture riche et qu'on oublie trop souvent sous les images de l'extrémisme ou du terroriste...